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Set fire to the rain

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Localisation : Devant un match de baseball.

Feuille de personnage
Pouvoirs : Burn motherf*cker





Ryoko
Modérateur
Sam 25 Fév - 19:14






Set fire to the rain

Feat. Gabriel







Il y eut le son de la chute. Le son du vent sifflant contre mes oreilles, incessant vacarme, qui violait la tranquillité de mon cerveau. Après ça, plus rien. Je croyais être mort à nouveau.

C'était une histoire de faucheur. De ce que j'avais compris, le garçon devant moi voulait me tuer parce qu'il le pouvait, parce qu'il était faucheur. Il considérait les esprits comme sa proie de chasse, et il me voulait comme trophée pour remplir son tableau. C'était complètement stupide. Ridicule. Tuer quelqu'un parce qu'on le peut ? Ce type était un putain de psycho, oui ! Enfin. Il me flanqua quand même une droite et me jeta par dessus le pont avant que j'aie le temps de réagir.

Je croyais être mort. Je ne sus trop comment, mais j'étais vivant. Sous l'eau, je voyais mes mains se réduire en cendre, grimpant vers la surface pour cesser de s'étouffer. Je sentais mes yeux se décomposer, jusqu'au moment où je ne voyais plus rien, où je n'étais plus que douleur d'un feu noyé. Je ne sus trop comment, mais je me sortis de ça vivant.

Ça devait faire deux jours. La souffrance m'avait fait perdre connaissance. C'était comme passer un homme dans une déchiqueteuse de bois, et qu'il ne meurt pas. Qu'il ressente chaque lame sur sa peau alors que ses chairs devenaient bouilli. L'eau, pour moi, c'était une déchiqueteuse de bois. Là, j'allais mieux. J'étais probablement à poil. Je ne sentais pas mes vêtements. Je ne sentais pas grand chose, en fait, mais je savais que j'étais vivant et conscient.

Quatre jours. Mes bras n'étaient plus engourdis. J'arrivais à bouger un doigt, deux parfois. Quand je respirais, mon torse se levait. J'avais la sensation du sable sur ma peau. Je devais être sur une plage. J'entendais la mer venir gruger une partie du rivage. Au cour de la quatrième journée, j'arrivais à ouvrir mes yeux, mais jamais plus de cinq secondes.

À la cinquième journée, je pouvais mouver correctement mes bras, mais je ne sentais pas encore mes jambes. J'essayais de me calmer en me disant que ça pouvait prendre du temps, avant que le ressenti revienne. Je n'avais jamais connu la noyade, alors je ne pouvais pas savoir. Pour me rassurer, je me dis que je pourrais forcer à ouvrir mes yeux et contempler le bas de mon corps. Si je vois mes pieds, je saurai qu'ils sont là. Alors, c'est ce que je fis. Je poussai mes paupières à l'ouverture.

Mon ventre, mes cuisses, puis le sable.

C'était tout.

Mes jambes ne s'étaient pas refaites avec le reste de mon corps. Elles avaient décidé de ne pas suivre. La panique me saisit. Je dus calmer mes pleurs avant de réfléchir rationnellement. Que valait ma vie, sans mes jambes ? Rien. On n'avait pas le droit de me donner une deuxième chance, condamné comme ça. On aurait dû me laisser me décomposer dans ma tombe ! Et puis, merde ! C'était quoi, ces conneries d'esprits ! Ils avaient pas pensé trois secondes qu'on voulait être tranquilles ! J'avais pas demandé à être en vie, à nouveau ! J'avais pas demandé à ravoir mes jambes ! Je voulais juste qu'on me laisse crever, seul, au calme. Pas qu'on me fasse souffrir dans une autre existence aussi pourrie que la première !

Je ramenai mes bras contre mon torse, me tournai sur le ventre. J'allais ramper jusqu'à la mer. Qu'elle m'avale. Qu'elle me tue pour de bon, cette fois. Si je pouvais pas avoir mes jambes, bien, je ne voulais pas avoir cette vie non plus.



©Codage by Mr. Chaotik from Never-Utopia

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Une lumière brille au firmament
M O N      C O E U R     B R Û L E
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Localisation : Définitivement caché





Gabriel
Administrateur
Mar 28 Mar - 23:05


feat. Ryoko


Set fire to the rain

Don't let your life's go down


« Ne te laisse pas plonger dans les ténèbres »

Je n'avais pas envie de rester ici. Je recherchais la tranquillité, le silence. La plage, oui, une bonne idée. Je souhaitais que le silence. Les voix de la ville me hantaient sans cesse. Mon esprit ne pouvait plus le supporter. La vie en générale, bien que j'eusse reçu une aide extérieure, je n'arrivais pas à oublier. Mes souvenirs n'étaient pas seulement dans mon esprit, ils étaient aussi ancrés dans et sur mon corps. Seul dans le chemin, j'avançais vers la mer saline. Ma sombre avancée allait peut-être m'ouvrir le chemin vers ce que j'avais toujours désiré : la Fin.

Il était seul. Le froid lui glaçait le corps. Rongeant son âme, il avait mal à son corps, à son coeur. Que pouvait-il faire ? Rien. La maladie le rongeait, celle du désespoir. Pourquoi lui avait-on privé de la seule once de vie qui pouvait lui rester ? Pourquoi, par sa faute, les gens proches de lui souffrait ? Il savait pertinemment la réponse. Lui et uniquement lui. Il ne savait supporter la douleur des autres, personnes sauf lui méritait un tel châtiment. Mais il se contredisait. Il voulait recevoir toutes les douleurs du monde en même temps qu'il ne sût la supporter et voulait simplement mettre fin à ses jours. Quand allait-il pouvoir se libérer de ce cercle vicieux ? Probablement jamais. La peur le tétanisait, il ne pouvait plus avancer. Ainsi, il était sur la plage et, immobile, il écoutait les vagues monter et descendre sur le sable. Pourquoi cet endroit était silencieux tandis que la ville étaient pleines de pensées toutes sortes qui n'avait que pour but de le détruire ? Car il y avait des êtres vivants dotés de la capacité pensée, propre à l'homme. Ici, il n'y avait pas d'homme excepté lui-même.

Pourtant, son esprit vint s'imprégner de paroles qui ne lui étaient pas propres. Il ignorait d'où elle provenait, mais la quantité était impressionnante. ''Que valait ma vie, sans mes jambes ? ... Je n'avais pas demandé à être en vie, à nouveau !''Entendait-il. Son cœur se serra dans une vive douleur qui l'empêchait de respirer correctement. Cette personne, cet être qui parlait, où était-il ? Incertain, il s'avançait. Avait-il peur ? Oui, il avait un peu peur. Il aurait dû fuir le mal, mais il avait entendu cette voix, cette voix qui semblait complètement déchirée ''Qu'elle m'avale. Qu'elle me tue pour de bon, cette fois.'' Mais si c'était de sa faute ? Il était probablement près de ce dernier, il aurait bien pu l'influencer. Dans ce cas, il devait prendre la responsabilité de ce geste. Il s'orientait vers l'endroit d'où il pensait que la personne pouvait se trouver. Était-elle encore de ce monde ? Pouvait-il la sortir de cette souffrance dont elle était victime ? Il continuait le chemin qui devait le mener vers ce qui l'avait atteint au cœur et à l'esprit.

Il n'aurait pas imaginé trouver un homme sans jambes rampant au sol vers la mer, mais c'était bien ce qu'il voyait. Son coeur battait de plus en plus vite, nerveux et angoissé. Il s'avançait contre ce que sa logique lui disait, mais il ne pouvait pas juste l'abandonner, ce pauvre homme. Il était à une distance raisonnable lorsqu'il l'aborda. Il devait avoir l'air naturel, il devait aider cet homme, lui faire cesser ces souffrances, mais il ne devait pas le brusquer. Ignorant si l'homme l'avait remarqué ou non, il se mit un peu devant celui-ci sans y être complètement. Il ne le regardait pas, de peur de croiser son regard meurtri et de partager sa souffrance. S'il avait pu, il aurait supporté sa douleur à sa place, surtout si c'était lui qui lui avait transmis ce désespoir qu'il ressentait.

Il allait parler, mais il s'abstenait. Si ce qu'il lui disait le plongerait encore plus dans le sombre destin dans lequel il s'était engouffré ? Après tout, il ne le connaissait pas, il n'avait même pas connaissance de son prénom. L'homme devait le trouver bien singulier et dérangeant. ''Je suis sincèrement désolé, ce doit être de ma faute...'' Se disait-il. Il avait le sentiment de perdre ses moyens, que l'homme a déjà perdu toute sa vie par sa faute. Il devait l'aider, mais il ignorait par quel moyen. C'est alors qu'il prit la décision de simplement dire la première chose qui lui passait par la tête.


« ...Ne vous ...laissez pas avaler... Par la...Mer..»


Il avait fini par le regarder un peu, l'esprit embrouillé de toutes sortes de sentiments de culpabilité.

"_"


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