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Explosifs

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Troy
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Mar 23 Déc - 14:24
Explosifs


La force de l'explosion, pourtant assez lointaine, lui parvint. D'abord, elle l'empêcha de s'enfuir, comme le ramenant vers elle, mais puissamment elle le repoussa dans un torrent de flammes trop chaudes. Douce inconscience suivit la propulsion. Il crut mourir pour ensuite renaître, comme trop souvent, mais la violence des explosifs n'avaient pas pu venir à bout de lui. Il se réveilla donc, quelques heures après le désastre, sur la bordure de la ville du nord, encerclé par des bandits fortement armés. Certains semblaient avoir été blessés par l'explosion, eux aussi, mais la plupart étaient en bon état, et ils n'avaient pas l'air très contents. Judas fut troublé, mais se dit que ces hommes le voyaient probablement comme un ennemi, ce qui était plutôt normal. Il tenta de se lever pour discuter calmement avec eux, mais une douleur immense lui saisit la poitrine. Il passa sa main dessus et grimaça : il avait été brûlé. Misérable souffrance.

« L'explosion ne l'a pas tué ! Quel monstre ! » hurla un enfant, stupéfait, accompagné de son père qui semblait être un grand mercenaire : quelques tatous gravés dans sa peau, les cheveux rasés de chaque côté et une barbe naissante. De plus, il se tenait au milieu de la foule, comme un leader. Judas trembla devant l'aspect du paternel.

Ce dernier sortit une arme à feu qu'il pointa sur le loup, les sourcils froncés, ses presque crocs ressortis. La créature d'Illusion recula, par automatisme, avant d'assurer :

« Humains, je ne vous veux pas de mal, laissez-moi partir. »

Le chef devint encore plus enragé et tira deux fois sur le chien brun. Celui-ci cria de souffrance avant de retirer les balles d'argent logées dans son épiderme. Il haletait, encore faible à cause de l'explosion.

- Ils disent tous ça, cracha le mercenaire. Ils se croient malins d'utiliser notre langue pour nous amadouer, puis ils dévorent nos enfants !

- Vous avez raison, mon brave, fit Judas avec un sourire triste avant de baisser la tête et de cracher son sang. Les créatures d'Illusion n'ont aucune morale, elles sont toutes contrôlées par les dieux. Mais moi, je promets de ne jamais lever la main sur vous. Par pitié, laissez-moi partir. Je ne veux pas renaître, c'est trop douloureux de mourir quelques jours, de croire qu'on va enfin disparaître, alors que ce n'est pas le cas, puis de revenir pour recommencer le cycle. Je préfère ne pas me nourrir d'espoir, alors, ne me tuez pas.

Le mercenaire garda le silence, les yeux grands ouverts, l'air trop confus. Il devait probablement peser chacun des mots que le monstre lui avait annoncés. Il devait comprendre que l'animal disait la vérité, qu'il philosophait comme aucune autre bête qu'il avait rencontré. Il baissa tranquillement son arme devant l'air incrédule de ses compagnons.

- Qui, commença-t-il, toujours aussi incertain, qui es-tu ?

- Un monstre comme les autres, fit le loup avant un sourire forcé.

Silence plus long que le précédent puis le chef fit signe à ses soldats de se disperser. Troublés, les hommes obéir en fixant le grand chien. Le gamin du leader se cacha derrière son père.

« Papa ? On ne le tue pas ? Il va nous attaquer ! »

L'homme caressa le crâne de son enfant et prit congé après avoir jeté un dernier coup d'oeil à la bête qui, comme promis, n'attaqua personne. Elle se contenta d'essayer de se lever - tâche presque impossible - et de ramper jusqu'à la sortie de la ville. Malheureusement, Judas n'arriva jamais à son but. Il s'effondra contre les dalles de la rue, devant une jolie petite boutique où une demoiselle vendait des fleurs.
 

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Lana
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Mar 23 Déc - 22:11


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Dur était-il de croire qu’une douce telle qu’elle pouvait vivre dans cette portion de la ville. Si fragile à voir, d’autant plus avec les fleurs dans les mains, Lana était de ces femmes qu’on craignait casser d’un simple regard. Sa peau, pâle, presque translucide, laissait entrevoir le bleu des veines et les quelques zébrures. Dans ce repère de brigands, malgré ses faiblesses, elle s’était élevée, se liant d’amitié avec le leader du groupe et s’assurant ainsi tranquillité et protection. Après cette attaque dans les bois, par une créature ressemblant à Judas, elle ne s’y rendait plus seule. Trop effrayée, elle craignait de l’avouer. Grâce à cette proximité avec l’homme qui s’était fait chef de la bande, elle bénéficiait d’une protection permanente lorsqu’elle devait quitter la ville, et même dans la ville ; aucun n’oserait l’attaquer. Ils ne savaient que trop qu’ils s’attireraient les foudres de l’homme.

Elle avait observé la scène à distance, se promettant d’intervenir en cas de besoin. À lire ici, si la vie de l’étrange créature était menacée. Elle ne permettrait pas un meurtre de plus sur ce territoire. Quiconque entrait dans le versant nord de la ville en étant blessé avait droit à ses soins et à une place chez elle, quelques jours, le temps qu’il se remette sur pieds. Elle le nourrissait, lui prodiguait les traitements nécessaires, puis le laissait repartir. N’importe qui – Dieu, esprit, créature – le pouvait. S’il acceptait, évidemment.

Un léger sursaut la prit lorsqu’elle le vit. Étalé sur les dalles de la rue, le sang remplissant lentement les fentes de la vieille pierre. Essuyant ses mains sur un bout de serviette question d’y ôter l’eau des fleurs, elle sortit, passant une main dans ses cheveux avec un maigre soupir. L’inconnu était costaud – beaucoup trop pour qu’elle puisse le lever -. Ainsi, il ne fallut que quelques secondes avant qu’elle n’aille chercher Ulrick, l’homme qui lui avait planté deux balles dans le corps.

- J’ai besoin de ton aide, lança-t-elle. Il faut le déplacer jusqu’à l’intérieur.
- Tu es folle ? répondit l’homme en lui jetant un regard en coin. On le laisse là. Hors de question.
- Tu sais que je soigne tout le monde, même tes hommes – même si leurs actes sont souvent répréhensibles -. Alors tu lèves tes jolies petites fesses de ce banc et tu me suis.

Quelques grognements – injures étouffées – de l’homme plus tard, tous deux étaient de nouveau devant la créature, qu’ils déplacèrent avec prudence jusque sur le lit de la boutique-demeure. Presque aussitôt que la créature fut hors de la rue, Ulrick avait filé. Un soupir traversa les lèvres de la brune, qui posa ses grands yeux sur la créature.

- Navrée, murmura-t-elle. Ils… Ils ont peur. Les attaques des créatures se sont multipliées sur la ville, ces dernières semaines.

Tout en parlant, elle examinait ses blessures. Une brûlure, deux petits cratères causés par les balles. Lana grimpa sur un petit banc pour récupérer un petit bocal contenant quelques feuilles.
Avec un mortier et un pilon, elle entreprit de réduire les plantes en une fine poudre qu’elle mélangea avec quelques gouttes d’eau. Là était la pâte qu’elle appliquerait sur la brûlure de l’homme. Puis, pour les deux blessures par balles, elle prit quelques pansements et une autre mixture.

- Ça brûlera possiblement un peu plus, mais ça vous évitera l’infection, fit-elle doucement en appliquant les produits.

Un large pansement vint couvrir le torse de l’homme après y avoir mis la pâte, attaché derrière son dos. Lana travaillait efficacement, et ne se perdait pas en histoires et paroles inutiles.


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Troy
Modérateur
Mer 24 Déc - 22:32
Explosifs


À travers sa vision brumeuse, il aperçut deux silhouettes surplombant son corps blessé. L'une d'elle, forte et masculine, lui sembla étrangement familière alors que la seconde, plus douce, lui était complètement inconnue. Elle lui inspirait cependant plus de compassion que la forme connue. Leurs mains floues se saisirent de son corps mutilé et le trainèrent jusqu'à un lit fort confortable à l'intérieur de la bâtisse. Judas vit l'être reconnu partir dès qu'il fut posé sur le matelas. Il ne fut ni soulagé ni attristé. Cependant, la silhouette délicate poussa un léger soupire. Elle, elle semblait déçue de l'attitude de son compagnon.

Le loup cligna des yeux quelques fois et sa vision regagna en clarté. Il put enfin détailler l'apparence de sa salvatrice : une jeune fille de format normal, mais avec une aura de douceur très apparente. Ses cheveux bruns lui donnaient un air magnifique. La seule ombre sur ce tableau de beauté devait être la cicatrice qui passait comme une frontière sur la gauche de son visage. Qui avait pu lui faire une telle horreur ? Le coeur de la créature se serra. Il aurait voulu pouvoir empêcher un tel sacrilège.

« Navrée, murmura-t-elle. Ils… Ils ont peur. Les attaques des créatures se sont multipliées sur la ville, ces dernières semaines. »

La constatation le toucha. Il voulut rester au village pour aider les citoyens à vaincre les monstres. Sa force, quand il le désirait, pouvait vaincre les plus puissantes abominations.  

Il vit la douce demoiselle examiner ses blessures. Il fut touché par l'attention : rarement un être humain prenait le temps de le soigner, ou de prendre pitié pour lui. Il ne méritait pourtant pas autant de compassion : il était un monstre, peu importe comment les innocents le jugeraient. Par la suite, elle prépara une série de mixtures pour soigner et bander ses plaies.

« Ça brûlera possiblement un peu plus, mais ça vous évitera l’infection » fit-elle doucement en appliquant les produits.

Contrairement à ce qu'elle avançait, les produits ne furent pas si douloureux. Judas avait la peau épaisse et était habitué à une certaine douleur - à force de mourir de toutes sortes de façons glauques, on s'accommode plus facilement de la souffrance. Une fois, on lui avait tranché la tête. Il était resté conscient quelques secondes après la décapitation. Ça avait été la plus horrible expérience de sa vie, après ses meurtres d'humains.

Le loup observa la jeune femme le soigner, avec un sourire doux.

« Merci. » murmura-t-il.

Il entendit la porte de l'arrière-boutique s'ouvrir. Un homme entra. Judas le reconnut : c'était l'un des mercenaires qui l'avaient encerclé avant son coma. Il plaqua ses oreilles contre son crâne mais ne dit rien. Le nouvel arrivé ne le vit pas sur le coup, il commença donc un monologue :

« Lana certains de nos hommes se sont blessés à cause de l'explosion. Ils auraient fortement besoin de soins, pourrais-tu nous aider s'il-te-plaît ? »

Il l’aperçut finalement et de la rage apparut sur son visage.

« Tu soignes une créature au lieu de l'un des nôtres ?! Traître ! Nous voulions tuer ces monstres, pas les aider ! »

Il sortit son arme et visa Judas.

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Lana
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Jeu 25 Déc - 16:01


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Lana demeurait silencieuse, concentrée sur ses faits et gestes. Elle n’avait pas droit à l’erreur ; bien que ce soit des plantes qu’elle utilise, les conséquences d’un mauvais mélange pouvaient parfois s’avérer désastreuses. Une fois les pansements faits, elle se dirigea vers une petite bassine d’eau pour s’y laver les mains. De sa gorge s’élevait un doux chant, à peine audible. Une chanson très calme, qui lui ressemblait, finalement.

« Merci. » murmura-t-il.

Un léger sursaut la prit lorsqu’elle l’entendit. Il était généralement rare qu’on la remercie. Trop souvent, la personne qu’elle soignait était plongée dans l’inconscience ou était l’un de ces hommes pour qui les soins d’une femme étaient chose acquise, pas quelque chose que l’on méritait.

«C-Ce n’est rien», lui assura-t-elle, en se retournant.

Lana esquissa un petit sourire, terminant d’essuyer l’eau de ses mains avec la même serviette que quelques minutes auparavant.

«Vous pouvez rester ici quelques temps, déclara-t-elle, toujours de sa voix douce. Enfin, je ne peux vous y forcer, mais ce serait mieux pour vous. Vos blessures sont plutôt gra…»

Et la voilà qui était coupée par l’homme. Le mercenaire qui, évidemment, lui demandait son aide. La brune avait levé les yeux vers lui, haussant légèrement les épaules à sa demande. Elle le faisait toujours, de toute façon…

Et, en une fraction de seconde, aux accusations portées contre elle, elle bondit jusqu’au matelas d’où elle sortit elle-même un pistolet, le pointant sur l’homme alors qu’elle se plaçait entre lui et la créature.

«Antonio, commença-t-elle froidement. Tu sais que quiconque est blessé sur ce territoire a droit à mon aide. Dieu, créature, humain. Peu importe ses origines. Vous n’avez pas réussi à le tuer ; maintenant, je le remets sur pieds. C’est aussi simple que ça.

(Sa voix était devenue de plus en plus glaciale. Finie, l’image de jeune fille douce ; Lana était prête à tirer si l’homme se dressait toujours entre elle et son but.)

À ce que je sache, vous n’êtes pas des saints non plus. Combien de personnes avez-vous volé, tuées, voire pire ? Combien de fois est-ce que je vous ai retrouvé, toi et les autres, à venir me voir, à me supplier pour que je vous soigne parce que vous vous étiez mesurés à plus fort que vous ? Combien de fois, hmm ? Ce n’est pas moi, le traître ici. Moi, je soigne. Je m’arrange pour qu’au final, tous soient égaux. Alors si tu veux bien me faire le plaisir de foutre le camp et de dire aux blessés qu’ils m’attendent chez eux, j’en serais ravie. Tu sais où est la porte.»

Tout en parlant, elle avait ôté la protection sur son pistolet, l’armant. Si l’homme ne l’avait jamais vue en colère, et croyait qu’elle n’oserait pas lui tirer dessus, il avait plus que tort. Tant qu’il resterait là, elle garderait le canon sur lui.

«Oh, et tant qu’à y être, fais-moi une liste pour que je sache qui je dois aller voir, avec une description sommaire des blessures. Ça me permettra d’établir une certaine liste de priorités, puisqu’ils sont en danger immédiat, apparemment…»


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Troy
Modérateur
Lun 5 Jan - 17:55
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La jeune fille, étonnement, sortit un pistolet et le pointa devant l'homme. Judas fut troublé : pourquoi protéger un monstre comme lui en visant un humain ? Il trouva même ça cruel. On ne devrait pas attaquer un innocent.

« Antonio, commença-t-elle froidement. Tu sais que quiconque est blessé sur ce territoire a droit à mon aide. Dieu, créature, humain. Peu importe ses origines. Vous n’avez pas réussi à le tuer ; maintenant, je le remets sur pieds. C’est aussi simple que ça. »

Judas pensa que les créatures d'Illusion ne mériterait pas d'être soignées, surtout si elles attaquent les humains du village. La voix froide de la fille, et surtout le fait qu'elle était humaine, donc qu'elle valait mieux que lui, lui empêcha cependant d'exprimer son désaccord.

« À ce que je sache, vous n’êtes pas des saints non plus. Combien de personnes avez-vous volé, tuées, voire pire ? Combien de fois est-ce que je vous ai retrouvé, toi et les autres, à venir me voir, à me supplier pour que je vous soigne parce que vous vous étiez mesurés à plus fort que vous ? Combien de fois, hmm ? Ce n’est pas moi, le traître ici. Moi, je soigne. Je m’arrange pour qu’au final, tous soient égaux. Alors si tu veux bien me faire le plaisir de foutre le camp et de dire aux blessés qu’ils m’attendent chez eux, j’en serais ravie. Tu sais où est la porte. »

Comme ses mots semblaient vrais ! Mais pour Judas, les hommes cruels pouvaient, avec quelques paroles, changer d'opinions. Si ces mercenaires étaient si horribles, il était possible de les raisonner : chaque humain possède un fond de bien. S'ils sont si méchants, ça devait être parce que la vie avait été difficile avec eux.

Elle avait commencé à enlever la protection de son arme à feu.

- Oh, et tant qu’à y être, fais-moi une liste pour que je sache qui je dois aller voir, avec une description sommaire des blessures. Ça me permettra d’établir une certaine liste de priorités, puisqu’ils sont en danger immédiat, apparemment ...

- Vous pouvez aller les soigner, ça semble urgent, murmura le loup, un peu intimidé.

Il regarda du côté de l'homme. Celui-ci n'avait pas bougé son arme de lui. Il semblait toujours prêt à l'assassiner. En fait, il avait l'air encore plus enragé. Il tira une fois au sol, à côté de Judas. Ce dernier sursauta mais ne dit rien.

« Je peux réduire ta tâche de soins tout de suite si tu veux ! hurla l'homme. Je le tuerais et tu viendras soigner tes vrais alliés. Il n'y a pas que des adultes parmi nous, il y a aussi des enfants ! Ils méritent plus de soins que cette dégueulasse créature. »

Judas baissa la tête.

« Jeune fille, allez soigner ces enfants, s'il vous plaît. Je peux vivre sans soin quelques instants. »

Cela sembla enrager l'homme. Comment une créature pouvait-elle tenir ce genre de propos, si ce n'était que pour se moquer des hommes ? Il fusilla Judas. Quatre balles dans le torse. Le loup hurla de douleur, puis courut vers Lana pour lui enlever son arme, évitant ainsi qu'elle se venge en abattant l'autre homme. Il s'effondra à ses pieds, le pistolet fermement tenu entre ses pattes immenses.



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Lana
Membre
Lun 5 Jan - 20:32


Explosifs
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« Vous pouvez aller les soigner, ça semble urgent», murmura le loup, un peu intimidé.

La jeune femme lui jeta un bref regard, le priant silencieusement de bien vouloir se taire. Elle n’était pas sans savoir que l’homme devant eux avait la mauvaise tendance à exagérer les blessures pour qu’elle se dépêche un peu plus. Il était du style à dire que la blessure était une brûlure au troisième degré avec une fracture plutôt que d’avouer que ce n’était qu’une brûlure de surface et quelques égratignures. Aussi, elle évitait de totalement se fier à ses affirmations, quoi qu’à la mention des enfants, elle tiqua.

Des enfants. Eux ne méritaient nullement d’être blessés. Ils ne l’avaient pas cherché. Et une explosion, ce n’était pas rien… À la menace de tuer son patient, elle pressa très légèrement la détente de son arme, son regard se durcissant. Même s’il lui hurlait dessus, elle demeurait silencieuse, écoutant, notant mentalement. De toute façon, tout cela lui retomberait dessus un peu plus tard, lorsque le chef serait mis au courant. Elle avait cette espèce de pouvoir sur l’homme. Certains soupçonnaient qu’il se passe quelque chose entre eux, quelque chose de plus profond qu’une simple amitié, mais tous deux s’entendaient sur le fait que rien ne se passait et ne se passerait. Ulrick demeurait très respectueux envers Lana – en général -, et vice-versa – en général aussi -. Si besoin est, ils pouvaient très bien s’engueuler puis par après se calmer, avant de revenir vers l’autre et reprendre leur discussion.

Pas assez vite pour réagir, elle s’en voulut. Son patient était encore plus blessé et elle se retrouvait désarmée devant un homme qui l’était.

«Idiot !» grogna-t-elle à la créature alors qu’elle s’armait d’un sécateur aiguisé à peine                              quelques heures plus tôt.

Certes, ses chances contre l’homme qui tenait le pistolet étaient minces, mais pas inexistantes. D’un habile coup de pied, elle fit voler l’arme plus loin, ne prenant même pas la peine de la récupérer. Puis, elle attaqua.

Ne se servant non pas de la lame – ç’aurait été trop salissant, trop dangereux et lui aurait apporté encore plus de travail -, elle assomma Antonio d’un coup de manche de sécateur. Elle s’était enfoncé la partie tranchante dans la main pendant le processus, mais tout ça était un détail pour elle. La brunette posa un bandage fait très rapidement sur sa plaie, question qu’elle n’infecte pas la créature (chose qui était toujours possible, même si elle en doutait fort) ou qu’elle ne se retrouve pas infectée. Il fallait extraire les balles du torse du loup.

Une fois ceci fait, elle pansa les nouvelles plaies, jetant de furtifs coups d’œil à Antonio qui gisait toujours au sol. Seulement lorsque son premier patient fut soigné, elle s’éloigna et refit correctement son bandage, lui adressant doucement la parole.

    « Je vais vous demander de rester ici durant le temps où je serai partie. Je verrouillerai les portes et fermerai les rideaux, déclara-t-elle. Vous laisser à découvert ainsi serait trop imprudent. Vous ne devez pas bouger d’ici jusqu’à ce que je sois revenue, vous comprenez ? Je suis la seule à avoir la clef de cette demeure. N’ouvrez la porte à personne», souffla-t-elle finalement, alors qu’elle rassemblait à la hâte ses instruments dans un vieux sac de tissu usé. «Et surtout, surtout, soyez prudent.»

Ces recommandations émises, elle sortit de la petite boutique de pierre, verrouillant toutes les entrées et toutes les fenêtres. Certes, le verre était facilement cassable, mais les barreaux et l’étroitesse des ouvertures empêcheraient quiconque de passer.

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